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Concours : quels aménagements pour les étudiants handicapés ?

À l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, la Conférence des grandes écoles publie 14 fiches pratiques visant à aider les organisateurs de concours à accueillir les candidats en situation de handicap.

Passer un concours nécessite pour tous les candidats une bonne dose de préparation, entre les révisions et l’organisation pratique du jour J. Mais pour les jeunes en situation de handicap, cette préparation peut sérieusement se corser si les organisateurs du concours n’ont pas anticipé un certain nombre de mesures en leur faveur.

Le groupe Handicap de la Conférence des grandes écoles (CGE) a donc travaillé sur la question et vient de publier une série de 14 fiches pratiques basées sur la circulaire du 27 décembre 2011 intitulée «Examens et concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur – Organisation pour les candidats présentant un handicap». Le Figaro Étudiant vous résume l’essentiel de ces fiches.

S’y prendre à l’avance pour faire reconnaître son handicap

La première fiche concerne le document justificatif pour un aménagement d’épreuve, condition sine qua non pour que le handicap du candidat soit reconnu par les organisateurs du concours. L’élève doit obligatoirement passer par un médecin désigné par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), et non pas par son médecin traitant. L’obtention de ce document peut prendre entre deux et six mois.

Le médecin envoie son avis au jeune ainsi qu’aux organisateurs du concours, et propose à ces derniers des aménagements. Les organisateurs en prennent connaissance et font ensuite leurs propres choix, qu’ils indiquent au candidat. La circulaire de 2011 ne précise aucune durée de validité d’un tel avis, mais la CGE rappelle qu’«une notification trop ancienne ne transcrira pas la réalité de la situation actuelle» de l’élève.

De nombreux aménagements possibles

Les (nombreux) aménagements possibles doivent être adaptés en fonction de chaque handicap. Des sujets en braille en cas d’handicap visuel, l’utilisation de la langue des signes en cas d’handicap auditif, un ordinateur en cas d’handicap moteur, un temps majoré en cas d’handicap mental, la mise à disposition d’une salle à part en cas d’handicap psychique, l’aménagement de pauses pendant l’épreuve en cas de maladie invalidante…

Quant à l’éventualité d’un handicap temporaire, «rien n’est prévu à ce titre» dans la circulaire de 2011. La CGE rappelle que la mise en place d’aménagements «nécessite une organisation», et que la présentation d’un certificat médical le jour des épreuves «n’est pas recevable». Les organisateurs peuvent «exceptionnellement» accorder une dérogation «au vu du caractère imprévisible ayant entraîné la demande d’aménagement».

Fiches pratiques: concours et situations de handicap from ASeres

http://etudiant.lefigaro.fr/

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